Conseil consultatif

Le Conseil consultatif de la ministre sur la stratégie pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe a été mis sur pied le 27 juin 2016. Le Conseil consultatif se veut un lieu d’échange où mettre commun les points de vue, les pratiques prometteuses et les résultats de recherche relativement à la violence fondée sur le sexe.

Les membres du Conseil consultatif viennent de secteurs très variés et possèdent des compétences spécialisées dans divers domaines. Elles et ils ont été choisis en raison de leurs compétences spécialisées concernant la prévention, le soutien aux personnes survivantes, la justice et d’autres instances. Les membres vont également faire état des obstacles propres à diverses populations, comme les filles et les jeunes femmes en général, les femmes et les filles autochtones, les personnes allosexuelles, y compris les personnes de genre non conforme, les femmes et les filles des milieux migrants ou nouvellement arrivées, ainsi que les femmes et les filles handicapées.

Amélie Aubut, avocate militaire au Cabinet du Juge-avocat général, Ottawa (Ontario)

Amélie Aubut est avocate au Cabinet du Juge-avocat général. Elle a pratiqué auparavant dans les domaines des litiges civils et commerciaux au cabinet Norton Rose Fulbright et a été chargée de cours à l’Université d’Ottawa et à l’Université McGill.

Tod Augusta-Scott, Bridges Institute, Truro (Nouvelle-Écosse)

Tod Augusta-Scott (M.Serv.Soc.) est connu internationalement pour son travail dans le domaine de la violence familiale, de la justice réparatrice et de la thérapie par le récit. Depuis 1994, il est le coordonnateur de Bridges, un institut de counseling, de recherche et de formation dans le domaine de la violence familiale. Il a enseigné au département de service social de l’Université Dalhousie et travaillé à titre de superviseur clinique en justice réparatrice à la Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse. Il travaille actuellement auprès des Forces canadiennes. M. Augusta-Scott publie et donne des exposés au Canada et ailleurs dans le monde. Son manuel de groupe pour l’intervention auprès d’agresseurs a été officiellement adopté par trois ministères provinciaux – au Nouveau-Brunswick, à Terre-Neuve-et-Labrador et dans les Territoires du Nord-Ouest. En 2013, il s’est vu décerner le Prix d’excellence pour service insigne de l’Association canadienne des travailleurs sociaux. Il prépare actuellement un documentaire sur la violence familiale et la justice réparatrice qui s’intitulera A Better Man.

Dillon Black, Coalition d’Ottawa contre la violence faite aux femmes, Ottawa (Ontario)

Dillon Black milite pour mettre fin à la violence contre les personnes de genre non conforme et refuse les étiquettes de genre. Féministe qui conjugue travail social et création de contenus médiatiques, Black s’investit avec passion dans la mobilisation des jeunes et le renforcement des capacités, deux outils de développement communautaire ayant une fonction amplificatrice et transformatrice. Personne engagée dans les efforts locaux de lutte contre la violence, Black perçoit les cadres communautaires anti-oppressifs fondés sur la résilience comme étant les piliers de son travail. Membre du conseil d’administration de Queering 613, Black coordonne actuellement un projet de prévention et d’élimination de la cyberviolence au nom de la Coalition d’Ottawa contre la violence faite aux femmes, projet qui bénéficie d’un financement de Condition féminine Canada. Black poursuit actuellement des études supérieures à l’école de travail social de l’Université Carleton.

Bonnie Brayton, Réseau d’action des femmes handicapées du Canada

Bonnie Brayton est directrice générale nationale de DAWN-RAFH Canada (Réseau d’action des femmes handicapées du Canada) depuis mai 2007. DAWN Canada a ses bureaux à La Maison Parent-Roback, un collectif féministe québécois basé à Montréal. DAWN Canada œuvre à l’avancement des droits des femmes en situation de handicap depuis près de 30 ans au Canada et ailleurs dans le monde. Mme Brayton est aussi présidente de Coup de Balai – Clean Sweepers, une organisation d’économie sociale offrant des services de soins à domicile aux personnes âgées ou en situation de handicap dans sa ville : Montréal. De plus, elle est membre du Conseil d’administration de l’Alliance féministe pour l’action internationale. En 2014, dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire de la Conférence de Charlottetown, Mme Brayton a été sacrée Visionnaire, l’une de 23 femmes au Canada à recevoir cette distinction. En janvier 2015, elle a été désignée par le magazine Canadian Living l’une des 40 Canadiennes agentes du changement au pays.

Jeremy Dias, Canadian Centre for Gender and Sexual Diversity

M. Dias est né à Edmonton et y a passé la première partie de sa vie. Il déménage plus tard à Sault Ste. Marie (Ontario). C’est à Sault Ste. Marie qu’il fait ses études secondaires et c’est là aussi qu’il fonde et anime un groupe pour la jeunesse allosexuelle locale. Sa décision de vivre ouvertement son homosexualité aura pour lui de graves conséquences : il sera victime de discrimination extrême de la part d’élèves ainsi que de la direction de son école. À l’âge de 17 ans, il intente donc une poursuite contre l’école et le conseil scolaire et à 21 ans, il obtient le deuxième plus important règlement en matière de droits de la personne au Canada. M. Dias s’est servi de l’argent du règlement pour créer la Bourse Jeremy Dias et fonder le Centre canadien de la diversité des genres et de la sexualité, qui a pour mission de promouvoir la tolérance par l’éducation et des initiatives telles que la Journée internationale du rose.

Anuradha Dugal, Fondation canadienne des femmes, Montréal (Québec) 

Depuis six ans, Anuradha Dugal dirige les Programmes de prévention de la violence à la Fondation canadienne des femmes. Elle a aussi siégé au conseil d’administration de l’organisme (de 2002 à 2007) et présidé son comité de prévention de la violence. Elle est actuellement responsable des stratégies nationales dans deux domaines, soit la violence faite aux femmes et aux filles, y compris la traite, ainsi que la prévention de la violence chez les adolescentes et adolescents. Dans ces domaines, elle supervise tout ce qui a trait à l’octroi de subventions, à la mobilisation des connaissances, à l’amélioration des programmes, aux rassemblements et à la concertation, de même qu’aux politiques. Engagée dans diverses causes sociales (violence faite aux femmes et aux filles, violence entre adolescentes et adolescents, égalité des sexes, agriculture urbaine et développement durable), Mme Dugal siège au groupe consultatif du projet Making Women Count du Centre canadien de politiques alternatives et au conseil d’administration de la fondation Un toit pour tous de Royal LePage.

Farrah Khan, Université Ryerson, Toronto (Ontario)

Forte de plus de 15 années d’expérience en matière de lutte contre la violence fondée sur le sexe, Farrah Khan est réputée à l’échelle du pays comme conseillère, éducatrice et artiste. Elle coordonne le programme de sensibilisation à la violence sexuelle et de soutien aux victimes d’agression sexuelle de l’Université Ryerson et copréside la Table ronde de l’Ontario sur la lutte contre la violence faite aux femmes. Partout en Amérique du Nord, Mme Khan donne de la formation sur la lutte contre la violence faite aux femmes, y compris la violence sexuelle, la violence commise au nom de « l’honneur » et les mariages forcés. Elle est titulaire d’une maîtrise en travail social de l’Université de Toronto et a reçu plusieurs prix : prix Vital People de la Toronto Community Foundation, le prix Michele Landsberg de la Fondation canadienne des femmes et le prix Women Who Inspire du Conseil canadien des femmes musulmanes.

Paul Lacerte, campagne Moosehide, Victoria (Colombie-Britannique)

Paul Lacerte milite depuis plus de 20 ans pour améliorer le sort des peuples autochtones. Il est le créateur de la campagne Moose Hide qui a débuté en 2011. Il s’agit d’un mouvement d’hommes autochtones et allochtones qui s’opposent à la violence faite aux femmes et aux enfants autochtones. Durant la campagne annuelle, les hommes portent un petit carré de peau d’orignal pour symboliser leur engagement à honorer, à respecter et à protéger les femmes et les enfants autour d’eux.

Dawn Lavell-Harvard, présidente, Association des femmes autochtones de l’Ontario, Ottawa (Ontario)

Après une année à la présidence de l’Association des femmes autochtones du Canada, Dawn Lavell-Harvard revient à la présidence de l’Association des femmes autochtones de l’Ontario, où elle a œuvré précédemment pendant 11 ans comme présidente à l’avancement des droits des femmes autochtones.

Titulaire d’un doctorat, elle est fière d’appartenir à la Première Nation de Wikwemikong et elle a été la première Autochtone à recevoir la bourse Trudeau.

Mme Lavell-Harvard a été codirectrice du premier ouvrage consacré au rôle des mères autochtones, intitulé Until Our Hearts Are on the Ground: Aboriginal Mothering, Oppression, Resistance and Rebirth [Jusqu’à ce que nos cœurs touchent le sol : maternité, oppression, résistance et renaissance autochtones]. Elle a récemment publié un livre écrit avec Kim Anderson, intitulé Mothers of the Nations [Mères des Nations] et a aussi codirigé avec Jennifer Brant la rédaction de Forever Loved: Exposing the Hidden Crisis of Missing and Murdered Indigenous Women and Girls in Canada [Aimées à jamais : la crise derrière les disparitions et meurtres de femmes et de filles autochtones au Canada].

Harriet MacMillan, professeure, département de psychiatrie et sciences neurocomportementales, Université McMaster, Hamilton (Ontario)

Harriet MacMillan est psychiatre et pédiatre. Elle mène des recherches dans le domaine de la violence familiale. Elle enseigne au département de psychiatrie et de sciences neurocomportementales ainsi qu’au département de pédiatrie de l’Université McMaster, en plus de travailler au Offord Centre for Child Studies. Mme MacMillan a fondé le Child Advocacy and Assessment Program (CAAP), qu’elle a dirigé de 1993 à 2004. Il s’agit d’un programme multidisciplinaire à l’hôpital pour enfants McMaster qui a pour objet de réduire la souffrance causée par la violence familiale. Elle poursuit son travail auprès des patientes et des patients à titre d’employée du CAAP. Ses recherches se concentrent sur l’épidémiologie de la violence contre les enfants et les femmes. Elle a réalisé des essais cliniques aléatoires permettant d’évaluer l’efficacité de différentes approches de prévention de la maltraitance infantile et de la violence conjugale. Mme MacMillan est cochercheuse principale de PreVail, un Centre de développement de la recherche sur le genre, la santé mentale et la violence au cours de la vie, financé par les Instituts de recherche en santé du Canada, et elle est responsable du projet de développement de lignes directrices pancanadiennes sur la violence familiale pour les intervenantes et intervenants en santé publique (projet VEGA – Violence Evidence Guidance Action).

Nneka MacGregor, Women at the Centre, Toronto (Ontario)

Nneka MacGregor est une survivante et militante qui travaille avec des organismes et des gouvernements à mettre fin à la violence faite aux femmes. Elle est directrice générale du Women’s Centre for Social Justice (centre de femmes pour la justice sociale, aussi connu sous le nom de Women at the Centre), qu’elle a cofondé. Unique en son genre, cet organisme sans but lucratif a été créé par des survivantes pour les survivantes de violence fondée sur le sexe. Mme MacGregor conçoit et anime des séances de formation à l’intention d’organismes et de groupes variés, afin de promouvoir une meilleure compréhension du problème de la violence fondée sur le sexe. Elle prône la défense des droits des survivantes, tant sur le plan personnel que politique, et cherche des façons d’amener les hommes et les garçons à participer aux initiatives visant à mettre fin à la violence faite aux femmes.

Lise Martin, Réseau canadien des maisons d’hébergement pour femmes, Ottawa (Ontario)

Lise Martin est directrice générale du Réseau canadien des maisons d’hébergement pour femmes. Mme Martin a orchestré le travail de collaboration de 23 organisations, qui a débouché sur le Modèle de plan d’action national du Canada sur la violence faite aux femmes et aux filles. En juin 2015, le Réseau a mis au point et lancé hebergementfemmes.ca, un outil en ligne permettant aux femmes de trouver un refuge partout au Canada. Depuis sa création il y a trois ans, le Réseau publie chaque année Les maisons s’expriment, une enquête réalisée auprès des maisons d’hébergement. Auparavant, Mme Martin était directrice générale de l’Institut canadien de recherche sur les femmes ainsi que de la conférence Monde des Femmes de 2011.

Dre Ruth Elwood Martin, membre du corps professoral clinicien de la School of Population and Public Health de l’Université de la Colombie Britannique

Ruth Elwood Martin est reconnue comme une pionnière dans la défense des intérêts des femmes incarcérées. En 1994, elle a commencé sa pratique de médecine familiale dans les établissements correctionnels du Canada et elle est considérée aujourd’hui comme une référence en matière de recherche participative sur la santé des femmes incarcérées au Canada. Soucieuse du bien-être des jeunes enfants de mères incarcérées, la Dre Martin a dirigé l'élaboration de lignes directrices pour l’implantation d’unités mères-enfants dans les établissements correctionnels canadiens. En 2006, elle a impulsé la création d’un centre de collaboration pour la santé et l’éducation carcérales à l’Université de la Colombie-Britannique, afin de promouvoir un dialogue entre le milieu universitaire, la collectivité et les établissements correctionnels. En 2015, elle a reçu un Prix du Gouverneur général en commémoration de l’affaire « personne ».

Todd Minerson, directeur des communications et de l’image de marque à UNICEF Canada, Toronto (Ontario)

Todd Minerson occupe actuellement les fonctions de directeur des communications et de l’image de marque à UNICEF Canada. Il était précédemment directeur général de la Campagne du ruban blanc, le plus vaste mouvement d'hommes et de garçons luttant contre la violence faite aux femmes dans le monde. M. Minerson travaille depuis 20 ans dans le domaine de la justice entre les sexes, de la prévention du VIH/sida, de la lutte contre la pauvreté, de l’itinérance, de l’accès au logement et des jeunes à risque. Il est aussi membre de la Table ronde de l'Ontario sur la lutte contre la violence faite aux femmes. Il vient de terminer un mandat auprès du Groupe consultatif mondial de la société civile d’ONU Femmes. Il est actuellement vice-président de l’alliance mondiale MenEngage, un réseau composé de 600 ONG provenant de 40 pays qui se consacre à la justice entre les sexes en mobilisant les hommes et les garçons.

Yvonne Niego, sous-ministre adjointe, ministère de la Justice, Nunavut

Yvonne Niego a grandi à Baker Lake, au Nunavut, le centre géographique du Canada situé dans la région de l’Arctique de l’Est appelée Kivalliq. Yvonne a d’abord été recrutée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour occuper un emploi d’été, en 1989. En 1991, elle a été assermentée à titre d’agent de la GRC et, en 1993, grâce au Programme de valorisation des gendarmes autochtones, elle devenait la première Inuite du Nunavut à faire partie de la GRC à titre de membre régulière. Elle a commencé sa carrière à Iqaluit et a travaillé pendant plusieurs années dans sa ville natale, Baker Lake. Elle a également occupé plusieurs fonctions hors du corps policier, au sein du gouvernement territorial et de l’administration municipale.

Mme Niego a ensuite obtenu un poste à la Direction des services de police communautaires, contractuels et autochtones, au quartier général de la GRC, à Ottawa. Dès son retour à Iqaluit, elle a été promue au rang de sous-officier responsable des services de police communautaires du Nunavut, où elle supervisait toutes les initiatives de police communautaire, y compris la sécurité des armes à feu et la sensibilisation aux drogues. Elle est également une négociatrice chevronnée en situation de crise. Depuis quelques années, Mme Niego siège à titre de bénévole au conseil de YWCA Agvvik Society, responsable des maisons d’hébergement pour femmes à Iqaluit. En septembre 2015, elle a pris sa retraite de la GRC et a été nommée sous-ministre adjointe au ministère de la Justice du gouvernement du Nunavut.

Kim Stanton, avocate, directrice juridique du Fonds ontarien d’aide à l’emploi pour les jeunes (FAEJ)

Kim Stanton est une avocate canadienne qui milite pour les droits des femmes. Sa pratique juridique est axée sur le droit constitutionnel et le droit des Autochtones, tandis que ses travaux universitaires ont porté sur les commissions de vérité et les enquêtes publiques. Mme Stanton est directrice juridique du Fonds d’action et d’éducation juridiques pour les femmes (FAEJ), un organisme national sans but lucratif qui a recours aux tribunaux, à la réforme du droit et à l’éducation publique pour promouvoir et protéger les droits des femmes et des filles à l’égalité au Canada.

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