Législation et politiques

Le Budget de 2019 : investir dans la classe moyenne

Avec le Budget de 2019, le gouvernement continue la réalisation de son plan économique, en investissant dans les Canadiennes et les Canadiens tout en mettant l’accent sur la responsabilité fiscale. En choisissant d’investir dans les personnes et les communautés canadiennes, le gouvernement crée les conditions nécessaires pour que davantage de Canadiennes et les Canadiens aient un emploi et pour que la classe moyenne de notre pays soit plus stable et solide. L’économie du Canada demeure l’une des plus dynamiques du G7.

Le Budget de 2019 fait également des investissements historiques inédits pour soutenir l’égalité des sexes dont les plus importants sont indiqués dans les cinq propositions suivantes :

  • Un investissement de 160 millions de dollars répartis sur 5 ans pour renforcer le Programme de promotion de la femme afin de permettre une plus grande action communautaire dans la lutte contre les obstacles systémiques entravant le progrès des femmes, tout en tenant compte et en répondant à la diversité d’expériences des genres et de l’inégalité à travers le pays.
  • La mise en œuvre intégrale de la budgétisation sensible au sexe y compris une analyse comparative des sexes plus (ACS+) complète du Budget pour évaluer ses impacts sur les femmes et divers autres segments de la population. 
  • Un portail pour le Cadre des résultats relatifs aux genres avec des données actuelles, des points de référence et des fonds pour soutenir une mise en œuvre plus complète de l’ACS+ (du financement est prévu pour le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, Emploi et Développement social Canada et Patrimoine canadien).
  • 20 millions de dollars échelonnés sur 2 ans sont investis dans le renforcement des capacités et du travail communautaire des organismes canadiens de services aux personnes de la diversité sexuelle (LGBTQ2). Cet investissement aidera à répondre aux besoins uniques de cette communauté et combattre les inégalités persistantes affectant les personnes de cette communauté.
  • Poursuite de la lutte contre la violence fondée sur le sexe en :
    • élaborant une stratégie pour combattre la traite des personnes;
    • augmentant le financement des programmes qui vise à protéger les enfants contre l’exploitation sexuelle en ligne.
  • Modifier diverses lois fédérales afin de mettre en place de nouvelles exigences pour les entités règlementées par le gouvernement fédéral qui les obligeront à divulguer leurs politiques pour promouvoir la diversité des genres au sein de la haute direction et des conseils d’administration.

Pourquoi une politique d’aide internationale féministe?

Lorsque nous investissons dans les femmes et les filles, tout le monde en profite. Lorsque les femmes et les filles ont accès à une éducation de qualité, à une nutrition saine, et qu’elles ont les ressources et les possibilités de prendre des décisions, elles améliorent non seulement leur propre vie, mais celles de leur famille et de toute la communauté.

En fait, le McKinsey Global Institute nous dit qu’avec une intervention positive et une politique publique saine, les femmes pourraient ajouter 12 billions de $ à l’économie mondiale d’ici l’an 2025.

Et si cela ne suffit pas pour vous convaincre de la nécessité d’une approche féministe, alors que diriez-vous de ces statistiques: plus de 150 pays ont des lois qui discriminent les femmes. 750 millions de femmes et filles vivantes aujourd’hui ont été mariées avant l’âge de 18 ans. Il est scandaleux qu’une femme sur trois ait subi des violences physiques ou sexuelles. Partout dans le monde, les femmes et les filles ploient sous le fardeau de la pauvreté. 

Une approche féministe à l’aide internationale remet en question la discrimination que subissent les femmes et les filles à travers le monde et reconnait que les inégalités se recoupent. C’est tout simplement logique. 

C’est pourquoi le Canada a consulté 15 000 personnes dans plus de 65 pays pour élaborer une politique féministe fondée sur des données probantes afin de redéployer les efforts du Canada afin d’aider les plus pauvres et les plus vulnérables qui sont, souvent qu’autrement et cela partout dans le monde, des femmes et des filles. Cette politique se fonde sur le fait que l’autonomisation des femmes et des filles est le moyen le plus efficace de s’attaquer aux causes profondes de la pauvreté et des inégalités.

En outre, la politique d’aide internationale féministe du Canada change radicalement notre façon de faire les choses. Nous soutenons le droit des femmes et des filles de prendre elles-mêmes les décisions qui s’imposent quant à leur corps et leur propre vie. Nous investissons dans des organisations qui défendent les droits des femmes et donnons ainsi aux femmes et aux filles, une voix plus forte et davantage de pouvoir, ce qui leur donne la possibilité de prendre des rôles de leadership. Nous faisons en sorte que notre aide humanitaire soit plus sensible au genre et donc plus efficace. Voilà les innovations sur lesquelles nous nous concentrons. 

Les femmes et les jeunes filles à travers le monde sont de puissants agents de changement qui bâtiront le monde plus pacifique, inclusif et prospère, envisagé par Programme de développement durable à l'horizon 2030. Le Canada est fier d’accueillir la Conférence Women Deliver de 2019 à Vancouver au mois de juin et de faire partie du mouvement mondial pour le changement qui nous inspire, toutes et tous, à prendre des mesures pour faire avancer l’égalité entre les sexes.

Évolution d’un statut d’organisme à celui de ministère

Commission royale d'enquête sur la situation de la femme au Canada

En 1976, Condition féminine Canada a été créée à titre d’organisme afin de faire avancer les droits des femmes et des filles. Nous avons accompli des progrès remarquables depuis ce temps. En décembre, nous avons franchi l’un de nos plus grands jalons : Condition féminine Canada, une organisation qui, malgré sa petite taille, exerçait une influence considérable est devenue le ministère des Femmes et de l’Égalité des genres.

Ce changement confirme notre rôle de centre de savoir en matière de genre, reconnait nos contributions à la croissance économique et nous rend moins vulnérables à des changements sans débat public. Dorénavant, en vertu de la loi, nous constituons un ministère qui dispose des pouvoirs, autorisations et responsabilités d’un ministère à part entière.

En tant que ministère à part entière, la portée de notre mandat a été élargie pour inclure l’orientation sexuelle, l’identité et l’expression de genre. Nous conserverons et augmenterons nos liens solides avec les groupes de femmes et autres organismes communautaires qui œuvrent pour l’égalité, tout en assumant pour le gouvernement du Canada, un rôle de coordination pour les enjeux liés à l’égalité des genres.

Notre mandat élargi fait aussi de notre ministère un centre d’expertise pour appuyer les efforts d'analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) dans l’ensemble de l’administration fédérale, la mise en œuvre pangouvernementale du Cadre des résultats relatifs aux genres et l’approche stratégique fondée sur des données probantes pour faire progresser l’égalité des genres.

Le ministère des Femmes et de l’Égalité des genres ne pourra pas faire de l’égalité une réalité en travaillant seul. Nous comptons sur des organismes un peu partout au Canada pour contribuer à mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles, améliorer leur sécurité et leur prospérité économiques, accroitre la représentation des femmes aux postes de responsabilité et de décisions, de même qu’encourager celles-ci à réaliser leur plein potentiel. C’est pourquoi, dans le Budget de 2018, le gouvernement du Canada annoncé le plus important investissement à ce jour au Canada dans le mouvement des femmes. Nous finançons plus de 250 groupes de femmes d’un océan à l’autre afin qu’ils puissent renforcer leur capacité en vue de s’attaquer aux obstacles à l’égalité des genres.

Comme l’a déclaré la ministre Monsef : « Ensemble, nous poursuivons les progrès réalisés par celles et ceux qui nous ont précédés. Nous redoublons d’efforts pour atteindre l’égalité des genres, parce qu’il est temps et parce qu’elle profite à tout le monde : elle n’est pas seulement un impératif moral, mais représente aussi le choix le plus judicieux — pour la population, pour le pays et pour l’humanité entière. »

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